Panama Papers et l’évasion fiscale expliqués

Posted by on Avr 29, 2016 in Analyses, Economie

Panama Papers et l’évasion fiscale expliqués
Panama Papers est le nom de l’enquête journalistique qui a été publié le 03 avril 2016 et qui concerne beaucoup de personnes. Dans cette liste, on peut citer, des chefs d’états, des partis politiques, des sportifs, mais aussi des artistes, des escrocs et des célébrités. Il y a eu beaucoup de noms dans cette liste comme des proches de Poutine, le Premier ministre irlandais, Lionel Messi, Michel Platini, mais aussi 29 membres du classement Forbes des personnalités les plus riches du monde, le point commun de toutes ces personnes est qu’ils ont beaucoup d’argent. Afin de pouvoir optimiser tout cet argent, ces personnalités prennent contact avec des avocats d’affaires qui vont les aider a placé leurs fortunes à l’étranger, dans les paradis fiscaux où ils n’auront pas à payer des impôts et où ils auront de l’anonymat. La base de données de cette enquête Panama Papers est la correspondance de plus de 11,5 millions de mails, documents administratifs et comptables qui montrent comment ces avocats d’affaires optimise tout cet argent. Il y a même eu des échanges pour fraude fiscale et toutes ces données ont été fournies par un anonyme. Tous cela représente 2,6 Téra Octets de données associées à 210 000 sociétés Offshore en activité entre 1977 et 2015. Ces données ont été analysées pendant neuf mois par plus d’une centaine de journalistes du monde entier dont certains du journal français Le Monde.   Dans Panama Papers, il y a aussi Panama pour Mossack Fonseca qui est une firme panaméenne dont la fonction est la domiciliation des entreprises et la création de société Offshore. Mossack Fonseca sert d’intermédiaire qui crée des sociétés Offshore ou pouvait transiter l’argent de ses clients. Société Offshore ne veut pas forcément dire illégal, par exemple Twitter veut racheter Instagram, mais ne veut pas dévoiler ses plans pour que Facebook ne s’y intéresse pas. Elle peut créer cette société qui va lui donner l’anonymat pour racheter progressivement les actions d’Instagram. Tant qu’on déclare l’activité aux autorités de son pays et qu’on respecte la loi, il n’y a pas de fraude. Dans cette affaire, les documents stipulent des échanges pour fraude fiscale et là, c’est de l’argent sale, il y a même des sources qui viennent de la corruption et du crime organisé. Cette enquête fait beaucoup parler d’elle pour deux raisons, d’une part, il est très rare d’avoir des informations sur le monde de la finance Offshore qui est très opaque et deux l’authenticité des documents été confirmé par plusieurs journaux, mais aussi par la société Mossack Fonseca. On peut pointer du doigt Mossack Fonseca, mais ce n’est pas la seule à blâmer, les intermédiaires entre les clients et elles ont aussi une grande part des responsabilités, comme les grandes banques mondiales, les cabinets d’avocats ou les sociétés de gestion de fortunes.