Malade, le théologien genevois est maintenu en détention

Malade, le théologien genevois est maintenu en détention

Posted by on Mar 27, 2018 in Web & Buzz

Malade, le théologien genevois est maintenu en détention

 

L’état des lieux


La cour d’appel de Paris, s’est prononcée pour la garde en prison du théologien genevois Tariq Ramadan, inculpé pour des accusations non fondées, il souffre de deux graves maladies.
L’islamologue suisse inculpé pour des rumeurs non vérifiées, demeure en prison malgré une santé physique qui ne cesse de se fragiliser. La justice française a décidé de rejeter son recours contre le maintien en détention provisoire pour raison de santé.
Avant de livrer sa décision, la chambre de l’instruction avait chargé un expert médical, qui a jugé la situation de santé du théologien musulman compatible avec son maintien à la prison de Fleury-Mérogis en banlieue parisienne.
Inculpé le 2 février, l’intellectuel suisse a refusé de se présenter à cette audience à huit clos. Depuis son transfert en prison, il s’était plaint de picotements, fourmillements et de crampes. L’homme âgé de 55 ans souffre depuis quelques années d’une sclérose en plaques et d’une autre maladie. Demandant sa libération, le théologien a fait valoir ses droits à la justice, qui ait suspendu la remise de sa décision en attendant les conclusions qui seront remises par l’expertise médicale, qui a finalement jugé compatible l’état de santé de l’accusé avec sa détention. De son coté, la défense affirme que le médecin neurologue qui a été chargé de cette expertise, ne disposait pas du dossier médical complet de leur client et n’a effectué le diagnostic que sommairement.

‘‘ Un Procès politique ’’

L’incarcération de Tariq Ramadan, a suscité un vif mouvement de soutien dans le rang de ses partisans, ces derniers dénoncent l’impression d’un ‘‘ Procès politique ’’ ou d’un ‘‘ Deux poids, deux mesures ’’ contre l’une des rares figures de l’islam en Europe.
Cette inculpation est à l’origine de rumeurs sorties fin octobre dernier, et qui prétendraient que l’homme aurait voulu approcher des femmes. Ces rumeurs ont débouché à une information judiciaire.

Ces accusations que le théologien genevois conteste, seraient liées à la libération de parole survenue suite au scandale de Weinstein aux États-Unis. Craignant une fuite à l’étranger, la justice a ordonné son maintien en détention provisoire. Toutefois, et en signe de bonne volonté, l’islamologue a rendu son passeport, mais la cour d’appel n’a pas donné suite à sa requête.


L’ombre d’une collusion dénoncée par les avocats

Dans une contre-offensive, l’équipe de maîtres chargée de la défense de Tariq Ramadan, a porté plainte pour subornations de témoin en visant notamment une certaine essayiste française, adversaire de l’islamologue depuis très longue date. Dans leurs investigations, les avocats ont mis au jour que les plaignantes ont eu un contact régulier avec différents détracteurs du théologien.
Selon un procès-verbal dont l’Agence France Presse a eu connaissance, les enregistrements téléphoniques ont montré des communications courantes, une centaine d’appels entre les plaignantes et une connaissance de l’essayiste durant la période du 6 mai et du 6 novembre 2017.
Alors que les deux plaignantes niaient toute connaissance antérieure, l’enquête a prouvé qu’elles s’étaient parlé plusieurs années dans le passé.
Ces éléments parmi d’autres devront être utilisés par la défense de l’islamologue suisse, afin de discréditer les témoignages des plaignantes en les accusant de s’être arrangées pour manigances.