Le jeûne du Ramadan, son rituel et ses finalités

Posted by on Mai 25, 2019 in Actualité à la Une

Le jeûne du Ramadan, son rituel et ses finalités

Ramadan, le neuvième mois de l’année hégirienne, est un mois durant lequel les fidèles pratiquent le jeûne. Cette pratique fait partie des grands devoirs (des cinq piliers de l’Islam, qui sont : le pèlerinage à La Mecque, l’aumône, la prière et la profession de foi) de la religion musulmane. Le Coran, Livre Sacré de l’Islam, en a précisé quelques finalités et règles. La tradition orale de Muhammad (le Messager de Dieu) les a complétées et détaillées :
“Ô les croyants ! On vous a prescrit aṣ-Ṣiyām comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi, atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours […]” (sourate 2 ; verset 183-184).
Quelques règles peuvent donc être énumérées, à partir de ce passage coranique (de sourate “Al Baqara”) et d’autres textes en lien avec la pratique du jeûne.

Quelques règles du jeûne

“[…] Dieu veut pour vous la facilité. Il ne veut pas la difficulté pour vous…” (coran 2 ; 185).
– Le jeûne du mois de Ramadan (qui constitue l’un des 5 piliers de l’Islam) est une prescription religieuse pour tout Musulman (sans exception) ayant atteint l’âge de puberté (elle désigne la transition de l’enfance à l’adulte), n’étant pas en situation de voyage ou malade et disposant de ses facultés mentales.
– Le jeûneur doit s’abstenir de fumer, de boire, de manger ou d’avoir des rapports sexuels de l’aube (Al Fajr) au coucher du soleil (Al Maghrib) avec l’intention d’accomplir un devoir religieux. Le fidèle doit aussi adopter un comportement exemplaire (“Peut-être seriez-vous pieux !”) en évitant toute attitude indécente et tout écart de langage.
– Le jeûne est interdit pour la femme pendant la période de ses lochies (les pertes de sang : les saignements après l’accouchement) ou règles. Une fois cette période écoulée, la femme musulmane devra rattraper les jours manqués (avant le Ramadan suivant) et, bien évidemment, jeûner le reste du mois.
– Quiconque a eu des relations sexuelles, a bu ou a mangé, d’une manière intentionnelle, pendant la journée, doit fournir à 80 pauvres (nécessiteux) le repas d’une journée ou jeûner 61 jours, à la suite sans interruption, après le Ramadan.
– La femme qui allaite ou celle enceinte et le malade n’ont pas le droit de jeûner. Ces derniers devront rattraper (avant le Ramadan suivant) les journées manquées lorsque leur santé le leur permettra.
– Tout individu atteint d’une maladie chronique (hypertension, diabète, maladies cardiaques et vasculaires, maladies du système nerveux, etc.) à qui son docteur traitant a proscrit de jeûner (pour toujours) doit s’abstenir de jeûner. Néanmoins, il doit nourrir un nécessiteux pour chaque journée manquée.
– Sous certaines conditions, le voyageur ne peut pas jeûner au cours de son voyage.