États-Unis : les élections présidentielles de 2000

         États-Unis : les élections présidentielles de 2000

Posted by on Jan 14, 2018 in Médias et société

         États-Unis : les élections présidentielles de 2000

 

  Les procédures :

“La question des élections de 2000 va bien au-delà de la question de la Floride.

Globalement, des problèmes fondamentaux de droit de vote ont touché l’ensemble du pays.

D’une part, l’enregistrement sur les listes électorales et les questions de lisibilité des bulletins ont, semble-t-il, affecté plus substantiellement les minorités ethniques.

En outre, bien souvent, l’inscription sur les listes électorales n’est possible qu’en la présence physique des électeurs, et en semaine, alors que ces derniers ne peuvent souvent pas quitter leur lieu de travail.

D’autre part, plusieurs rapports font état d’invalidations considérables de bulletins (surtout dans les circonscriptions à bas revenu), de listes électorales indûment purgées et surtout de cas d’intimidation.

C’est pour cette raison que, depuis, le Congrès a cherché à améliorer l’état des choses en votant le “Help America Vote Act” en 2002.

Cette loi a prévu un dispositif pour pallier les déficiences constatées lors de l’élection présidentielle de 2000.

Elle impose aux États d’établir des listes électorales centralisées et prévoit la mise en place d’un bulletin de vote “temporaire” qui permet aux personnes non inscrites de voter : leur vote est donc pris en compte, si leur inscription est par la suite validée.

Les votants peuvent vérifier leur bulletin avant de quitter le bureau de vote.

Enfin, des fonds (3, 9 milliards de dollars) ont été alloués pour aider au remplacement des vieilles machines de vote et à la formation des scrutateurs”, explique Audrey Crespo-Mara, la journaliste de LCI.

Le journal d’Audrey Crespo-Mara, la présentatrice phare de la télévision française, est arrivé en tête des audiences cette semaine en attirant 7, 98 millions de téléspectateurs.

 

  Le mode de scrutin :c

Le jour de scrutin (le premier mardi suivant le premier lundi de novembre), les électeurs ont en main un bulletin à poinçonner, marquer ou trouer qui aligne les choix possibles par “ticket” (président et vice-président).

L’électeur se prononce donc sur le ticket, ou sur la liste de grands électeurs correspondante, par un seul vote, et ne peut pas panacher.

La Constitution laisse à chaque législature fédérée le soin de déterminer comment sont désignés les grands électeurs et comment sont attribuées les voix.

Il s’agit, dans 45 États et dans le District of Columbia, d’un scrutin de liste majoritaire à un tour : ces États orchestrent le vote sur la base du principe du “Winner-Takes-all” (le gagnant emporte tout).

Cela signifie qu’à la liste qui obtient la majorité des voix (même de très peu) est attribuée la totalité des sièges des grands électeurs.

En d’autres termes, le candidat aux élections présidentielles fait campagne dans les États dotés d’un nombre important de grands électeurs, car, si la liste qui le représente obtient la majorité, il “empoche” l’ensemble des voix des grands électeurs.

Dès lors, “il suffirait à un candidat d’obtenir dans tous les États 51 % des “voix populaires” pour bénéficier de 100 % des “voix électorales””.

Il y a à cette règle deux exceptions que sont les États du Maine et du Nebraska.

En effet, ces deux États octroient deux électeurs selon le résultat dans la circonscription de l’État et divisent les votes restants en districts congressionnels où ils attribuent les grands électeurs un par un.

Ce qui signifie le Maine, qui a quatre grands électeurs et deux districts congressionnels, accorde deux grands électeurs selon le résultat dans l’État et un part district.