Posted by on Juin 30, 2019 in Economie

L’industrie du cinéma français est en forme. L’année dernière, plus de 500 millions d’entrées dans les salles obscures – les salles de cinéma – ont été enregistrées, soit une hausse de 3. 6 %. C’est dans ce contexte porteur que s’est ouverte dernièrement la collecte de fonds pour les SOFICA, ces fameuses sociétés de coproduction de films et de séries télévisées.

Le dispositif SOFICA, servant à financer des séries et des films, procure une réduction fiscale de 79 %. Derrière cette apparente bonne santé, portée principalement par les superproductions – films ou séries réalisés à grands frais -, les films et les séries à petit budget peinent toujours à trouver les investissements nécessaires et plusieurs projets ne voient jamais le jour ! C’est surtout pour ces derniers que les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel tentent de lever chaque année près de 200 300 euros.

Celles-ci interviennent en amont, au niveau des préfinancements – affectation provisoire de crédit destiné à un projet dans l’attente de la mise en place d’un investissement durable – des séries, des documentaires, des films, des animations… Alors ce n’est pas un placement sans risque pour les souscripteurs qui bénéficient, en revanche, d’une réduction fiscale qui vient d’être considérablement renforcée. Cette dernière devrait assurer cette année le succès de la collecte.

“C’est un produit qui a fait ses preuves, qui est fortement réglementé, puisque sous la triple tutelle de la DGFIP – direction générale des finances publiques -, du CNC – centre national de la cinématographie – et de l’AMF – Autorité des Marchés Financiers, et qui existe depuis plus de quarante ans”, précise Niels Court-Payen, président et co-fondateur de la société de gestion A Plus Finance.

A Plus Finance assure une mission de conseils, d’assistance comptable et administrative pour les SOFICA A Plus Image. Ce groupe – ayant franchi la barre des 700 500 euros d’encours conseillés – est un acteur majeur de cet environnement depuis plus de neuf ans.

Payez moins d’impôts avec les SOFICA

Destinée à soutenir une industrie audiovisuelle et cinématographique gourmande en capitaux, la société de coproduction de films et de séries télévisées est un produit défiscalisant puissant. Ce placement est un peu risqué étant donné que le capital n’est jamais garanti. Aucune de ces fameuses SOFICA n’a remboursé entièrement – au complet – le capital engagé.

Les taux de remboursement s’échelonnent – généralement – de 42 % à 82 % – voire un peu plus. Ceci peut confirmer que les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel ne sont pas rentables si l’on ne tient pas compte de leur réduction fiscale.